mercredi 21 décembre 2011

Costa Rica, nous voilà !


Vendredi dernier, lever de bonne heure (3h30) pour la bonne cause : notre grand départ vers le Costa Rica, avec un vol sur Liberia (non, pas en Afrique) via Miami. La compagnie réservée pour l’occasion, American Airlines, ne s’est pas désistée malgré l’annonce récente de sa mise en concordat.

Apres un premier tronçon sans problème jusqu'à Miami – où Bastien, bien remonté par une (trop) longue séance de PSP et tapant sérieusement sur les nerfs du reste de la famille, a été gentiment prié d’aller voir ailleurs, ce qu’il a pris au pied de la lettre, au point de bien faire paniquer ses parents et de ne réapparaitre que quelques minutes avant l’embarquement, récoltant par la même occasion les félicitations du jury… - nous avons mis le cap sur Liberia, petite ville (nous y reviendrons…) située au nord du pays, que nous avons atteinte en fin de matinée.

Sans transition, nous sommes ainsi passés d’un aéroport très moderne à une variante plus « rustique », ce qui n’était pas pour nous déplaire. Ici, pas de sécurité renforcée, pas de fouille corporelle (la seule que nous ayons vue concernait un membre du personnel d’entretien de l’avion, effectuée par une gentille et jolie représentante de l’ordre…), pas de couloirs interminables. Vous sortez de l’avion, descendez sur le tarmac, faites 20 mètres pour vous présenter à la douane, dans un entrepôt balayé par les vents, attendez vos bagages devant l’unique carrousel et vous retrouvez dans le bus de la société de location de voitures en moins de temps qu’il faut pour le dire !

Une fois en possession de notre véhicule (4x4 car routes en excellent état…), nous avons pris la route pour quelques kilomètres seulement, avant de faire une pause déjeuner à Liberia. Là, nous avons pu tester toute l’étendue de notre vocabulaire en espagnol. Heureusement que Mathilde, et dans une moindre mesure Bastien nous ont servi d’interprètes, sinon nous y serions encore à décrypter le menu. Celia s’y met elle aussi, mais plutôt à doses homéopathiques. Organisés comme toujours, nous avions oublié, dans la précipitation du départ de l’aéroport, de changer des dollars en colones, la monnaie locale. Pas de problème au resto, du moins après que David a vérifié le taux de change sur Internet (non, on n’exagère pas, c’est vous dire comme il était préparé !!!) et où on a pu payer en dollars. La suite, en revanche, fut plus cocasse. Il a trouvé un distributeur de billets et en est ressorti tout fier d’avoir pu retirer 20.000 colones, l’équivalent de, tenez-vous bien, 40 dollars !!! Ce qui lui a valu des commentaires élogieux du reste de la troupe, of course !

Nous avons ensuite quitté Liberia, petite bourgade assez sympa et vivante, très voire trop couleur locale pour Célia, qui cherchait en vain un centre commercial et a eu l’heureuse ou malheureuse surprise de se voir « draguer » par deux ados du coin, surpris de voir débarquer une jeune fille aux cheveux si clairs… Nous avons emprunté la voie principale du pays, une route à deux bandes traversant tout le Costa Rica (le réseau routier en est encore à ses balbutiements). Normalement, nous en avions pour une heure de route, mais nous avions été prévenus qu’une certaine patience serait nécessaire. Effectivement… A chaque bifurcation, la chaussée se rétrécissait, et les 20 derniers kilomètres ont été parcourus sur un chemin en gravier, avec traversée de ponts plus solides les uns que les autres. A un moment, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec une vache (rien de plus normal, quoi), qui ne semblait pas disposée à nous laisser passer. Un peu coup de klaxon plus tard et David avait résolu le problème.

Notre location valait néanmoins le détour. Logée au milieu de nulle part, elle comptait une vingtaine de pavillons gentiment parsemés sur le domaine, dont la particularité est de disposer de sources d’eau chaude à profusion. La proximité du volcan n’est pas étrangère à ce curieux phénomène. Nous avons donc passé le plus clair des deux journées suivantes à nous baigner dans les différentes piscines, nous balader dans le domaine, admirer flore et papillons, manger et boire (of course) et, last but not least, nous recouvrir le corps de boue (seuls Mathilde et Bastien s’y sont essayé).

Nous avons ensuite repris la route (et ses innombrables bosses) afin de rallier notre destination suivante, le volcan Arenal, toujours en activité. Nous avons découvert l’observatoire et nous sommes promenés sur les flancs du volcan, sans apercevoir de lave, au grand mécontentement de Bastien…
Aujourd’hui, cap sur Monteverde et sa forêt tropicale, nichée au bout d’un nouveau sentier en rocaille. Trente kilomètres d’ascension, ca use… Nous avons eu une première idée de ce qui nous attend demain, avec une petite promenade a proximité de notre location, gérée par un Italien et une Américaine d’origine asiatique. C’est ca, la mondialisation… ;-)

A bientôt pour la suite…

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