Un petit mois après la rentrée des classes,
faisons le point sur notre situation dans ce beau pays que sont les USA, en
pleine campagne électorale propre et digne.
Qui dit rentrée, dit bien entendu reprise des
activités, du train-train et – youpie, s’écrie Bastien – des devoirs et des
notes.
Pour une fois, commençons par le plus jeune.
Tenez-vous bien, les premiers échos que nous avons eus des professeurs de Bastien
étaient… élogieux. Non, non, vous n’avez pas la berlue, nous parlons bien du
même garçon qui s’attirait les foudres de tous ses profs l’année dernière.
Remarquez, le calme ne fut que de courte durée. Une semaine plus tard en effet
tombaient les premières notes et là, nous étions rassurés, nous avions retrouvé
notre Bastien et son sens de la synthèse. Chez lui, pas de fioritures. Si un
prof demande de justifier une réponse, il met un point d’honneur à ne pas user
trop d’encre et de papier, et à limiter son explication à une ligne. Résultat :
des notes d’encouragement… ;-)
Comme vous le savez, il adore le sport, ce qui
nous convient nous aussi. Nous l’avons donc réinscrit à la natation, trois fois
par semaine, et au foot, au même rythme. Et bien figurez-vous que Monsieur râle
car son vieux père a refusé qu’il fasse en plus du rugby. Tout fout le camp! Il
avait pourtant pensé à tout : un entraînement sur deux (car clash avec le
foot), les matchs du week-end pouvaient se goupiller sans trop de problèmes
(pour lui du moins) et l’imposante carrure dont il a hérité de son paternel lui
permettait de rêver aux plus grands exploits. Maryska en tremblait déjà, même
si elle a du mal à lui dire non. Bref, une mise au point paternelle et quelques
claquements de porte plus tard, le problème était réglé : on verra au 2e
trimestre!
Dans son genre, Célia a aussi son petit
caractère. Vous vous en souvenez peut-être, elle a souffert par le passé d’entorses à la
cheville à répétition. Par conséquent, lorsqu’elle a annoncé son intention d’arrêter
la natation intensive et d’opter pour une autre discipline, et qu’elle a ajouté
considérer… l’athlétisme, nous nous sommes dits : logique. Enfin, presque…
Allez essayer de convaincre une ado! La voici donc inscrite. Et le moins qu’on
puisse dire, c’est que son corps lui rappelle souvent qu’elle a encore du pain
sur la planche (auquel cas ses parents sont à deux doigts de lui dire : « Tu
vois, on te l’avait bien dit, hein? »).
A l’école, son entrée chez les grands du Lycée
(explication pour les petits Belges qui, comme nous lors de notre arrivée, ne
sont pas au courant des mœurs scolaires françaises : les 4 premières
années de secondaire se font au collège, les 3 dernières au Lycée – oui, vous
comptez bien, cela fait 7 ans, et non 6 comme en Belgique!) s’est bien
déroulée. Elle semble bien dans sa classe et ne râle pas trop sur ses profs, ce
qui en soit est un exploit. Les notes sont toujours un peu limites, mais la
volonté y est, contrairement à d’autres (voir plus haut).
Mathilde, enfin, connaît le privilège d’être parmi
les plus anciens de l’école depuis son entrée en terminale. Pour elle, l’année se
résume en un mot : le BAC. Elle travaille donc d’arrache-pied (c’est du moins
ce qu’elle nous fait croire, même si ses séjours au bureau sont souvent entrecoupés
de consultations par portable interposé – c’est fou ce qu’on étudie bien sur Facebook!!!)
pour décrocher le précieux sésame en fin d’année. Elle continue malgré tout à entretenir
sa condition (et ses relations) en combinant natation et zumba au YMCA.
Last but not least, Maryska a, comme à son habitude,
fait preuve de réserve et a pris le temps nécessaire (c’est-à-dire 2 jours) pour
récupérer de son intervention du mois d’août. Résultat : alors qu’elle aidait
une amie lors de la Bourse aux Livres (trois fois rien, 8h par jour pendant une
semaine…), elle a été prise d’un petit malaise et a dû appeler les renforts, ce
qui lui a valu de juger sur pièce de la qualité du service des ambulanciers et des
pompiers, qui ont débarqué sirène hurlante. Que ne ferait-on pas pour se faire remarquer,
hein???
Au final, rien de grave, juste les suites de son
anémie, mais bon, une frayeur dont tout le monde se serait bien passé. Depuis, elle
se gave de fer et remonte lentement la pente. Signe que sa santé va mieux, le moral
(qui a dit? « et le caractère ) » revient.
David, enfin, a pris part au triathlon de DC
début septembre, histoire de voir si l’eau du Potomac était toujours aussi
limpide et propre. No comment… Conséquence d’un été particulièrement frais (!!!),
la température de l’eau ne permettait pas le port de la combinaison, ce qui, pour
un nageur hors pair comme David, est un peu comme si vous demandiez à un cycliste
bien connu de gagner 7 fois le Tour de France à l’eau claire. Mission impossible,
quoi! David a donc pris son temps pour sortir de l’eau (40 minutes – une éternité),
a récupéré lors de la partie vélo (enfin, façon de parler… - 1h13) pour bien terminer
la course à pied (44 minutes pour les 10km). Ce qui lui a valu une place certes
honorable mais assez loin de son objectif. Conclusion (qui ravit Maryska, of course) :
il faut persévérer… ;-)
Sinon, nous aimerions en profiter pour souhaiter
une nouvelle fois un heureux anniversaire à Louise, dont le colis est malheureusement toujours coincé
quelque part entre les USA et la Belgique.
Signalons aussi une nouvelle qui risque de faire
la une de tous les quotidiens bien informés : le frère de David, dont nous
tenons à préserver l’anonymat pour ne pas ameuter les paparazzis, se lance dans
une nouvelle et périlleuse aventure : la vie en couple. Nous lui souhaitons
bonne chance, ainsi qu’à l’heureuse élue… ;-)))))


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